Co-create – Living Labs pour des systèmes d’alimentation durable en RBC

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Co-create – Living Labs pour des systèmes d’alimentation durable en RBC

Co-create – Living Labs pour des systèmes d’alimentation durable en RBC

Co-create - Living Labs pour des systèmes d'alimentation durable

en Région de Bruxelles-Capitale

Au travers la nouvelle action Co-create, Innoviris souhaite un rapprochement entre la population bruxelloise, le secteur de la RDI et le monde de l’entreprise, et ceci via le processus de co-création au sein des living labs. La première édition de cette action est consacrée au développement de systèmes d’alimentation durable en Région de Bruxelles-Capitale et est lancé le 1 octobre 2014 lors d’un événement organisé à cette occasion. 

Mais, qu’est-ce que c’est qu’un living lab ? Quels sont les avantages et quelle est la plus-value pour Bruxelles ? 

Découvrez la nouvelle approche du monde de la recherche et de l’innovation.

Qu’est-ce que c’est qu’un living lab ?

Un « living lab » signifie un laboratoire vivant. Un laboratoire, car il s’agit d’un espace de création et d’expérimentation. Vivant, car la création et l’expérimentation est directement effectuée dans le cadre de vie des usagers.

Un living lab teste et développe les produits et les services soit dans des environnements réels, soit dans des environnements qui reproduisent les contextes de vie des utilisateurs lors de l’utilisation du produit ou du service.

Le living lab n'est donc pas un environnement contrôlé et fermé, de type laboratoire mais un système ouvert sur le monde où une pluralité d’influences, de contraintes et d’opportunités peuvent se manifester. Le terme «utilisateur» se réfère ici aux consommateurs, citoyens, clients, fournisseurs, employés, communautés d’intérêt, partenaires privés, visés par le produit ou le service développé.
 

Innovative Brussels Care  - étape préalable à l’action "Co-create"

Zorg proeftuinen logoAfin de préparer la mise sur pied d’une action dédiée à la processus de co-création, Innoviris s'est associé d’abord à un programme de living lab lancé par le Gouvernement flamand et géré par l'IWT. La plateforme « Proeftuin ZorginnovatieRuimte Vlaanderen » a pour thématique la problématique du vieillissement de la population.

En octobre 2013, L’IWT a lancé un appel pour les projets souhaitant s’associer à l’une des 4 plateformes expérimentales créées en juillet 2013 dont la plateforme « Actief Zorgzame Buurt » qui est, entre autre, active sur les communes bruxelloises d'Etterbeek et de Schaerbeek. Afin de permettre aux entités bruxelloises de soumettre un projet, Innoviris, chargé du financement des partenaires bruxellois, a lancé en collaboration avec l’IWT, un appel à projets: Living Lab : Innovative Brussels Care.

Dans le cadre de cette action, 2 projets bruxellois ont été sélectionnés :

  1. Le projet MeetMove. Ce projet vise à évaluer l’impact physique, mental et social de programmes d’activités physiques adaptées (APA)  auprès de populations fragilisées vivant dans leur quartier ; à déterminer et développer des contenus standards de programmes d’APA  renforçant le maintien à domicile et le bien-être; et à mettre en place leurs conditions de développement (formation, intégration dans les quartiers, communication, sensibilisation…). Le projet bénéficie d'un subside de 276.607€ pour sa rélaisation.

  2. Le projet Inspirerend & innovatief wonen & werken. Ce projet a pour objectif de développer de nouveaux modèles résidentiels à petite échelle pour les personnes âgées ainsi que de nouveaux modèles de travail visant à renforcer la qualité de vie des seniors dans leur voisinage tout en leur permettant de choisir le modèle le plus adapté à leurs besoins et souhaits. Le projet bénéficie d'un subside de 425.054€ pour sa réalisation.

    

L’appel à projet "Co-create" pour des systèmes d’alimentation durable

La mise à jour du Plan Régional pour l’Innovation en Région de Bruxelles-Capitale, effectuée en 2012, mentionne la stimulation du développement conjoint d’innovations par le biais de living labs.

Après avoir participé à la plateforme flamande «  Proeftuin ZorginnovatieRuimte Vlaanderen », Innoviris a donc proposé la création d’une nouvelle action de soutien appelée Co-create dont l’objectif est de soutenir l’innovation via des processus de co-création.

Dans le cadre du quatrième axe de l'Alliance Emploi-Environnement (transition vers un système d'alimentation durable), Innoviris a décidé de mettre en place une action Co-create pour le développement de systèmes d’alimentation durable en Région de Bruxelles-Capitale.

Lors d’un événement le 1 octobre 2014, Innoviris a lancé l’appel à projet « Co-create pour des systèmes d’alimentation durable en Région de Bruxelles-Capitale ». Cet appel s’adressait aux entreprises et aux associations sans but lucratif avec un siège d’exploitation localisé à Bruxelles, ainsi qu’aux organismes de recherche bruxellois ayant l’intention de participer à des projets de recherche appliquée et d'innovation qui s'intégreront dans une dynamique de co-création. Les projets devront être réalisés au sein de living labs qu'ils constitueront, avec les utilisateurs finaux comme partenaires.

Suite au lancement de l’action, les candidats ont pu introduire une expression d’intérêt pour le 1er décembre 2014. 26 expressions d’intérêt ont été introduites.

A l’issue d’un comité de sélection ayant eu lieu le 22 janvier 2015, 12 expressions d’intérêt ont été sélectionnées.
Les porteurs des 12 projets sélectionnés ont pu introduire, pour le 18 mai 2015 un projet complet en leur ayant fait au préalable plusieurs recommandations.

Deux projets s’étant volontairement retirés, 10 propositions finales ont été introduites.

Les 3 et 4 juin 2015, les 10 projets introduits ont été évalués par un jury d’experts. Sur la base des résultats obtenus Innoviris a rédigé une proposition de sélection pour le Cabinet de la Secrétaire d’Etat Fadila Laanan en charge de la Recherche Scientifique.

La procédure de sélection a conduit au choix de 7 projets. Ces recherches menées en co-création avec les publics cibles bénéficient d’un soutien financier de trois ans (2015-2018) et d’un accompagnement méthodologique qui sera apporté par un centre d’appui également créé dans le cadre du programme. Découvrez les projets ici.

 

    

Une plus-value pour Bruxelles

Développer des systèmes alimentaires durables répond tout d'abord à des enjeux sociaux-économique auxquels est confrontée la Région de Bruxelles-Capitale.

En terme d'emploi, de tels systèmes reposent sur une chaîne de valeur la plus locale possible, de la production de denrées alimentaires à la gestion des déchets. Ce caractère local implique le développement d' emplois locaux, non délocalisables.

Par ailleurs, en raison du lien fort entre l'alimentation et la santé, le déploiement de systèmes d’alimentation durable a pour vocation d'assurer un accès aisé surtout pour les populations défavorisées à une alimentation fraîche saine et de qualité contribuant au maintien de leur santé.

Agriculture urbaineLa notion de durabilité implique également une plus-value environnementale. Globalement des systèmes alimentaires durables offre des pistes de sortie vis-à-vis des nombreuses impasses environnementales dans lesquels notes systèmes alimentaire sont actuellement coincé (dépendance vis-à-vis des énergies fossiles, détérioration des sols et de la biodiversité, pollution de l'eau, etc. ).

Pour Bruxelles, le développement de systèmes alimentaires durable et plus particulièrement le développement de l'agriculture urbaine,  contribuera à une amélioration du cadre et de la qualité de vie de bruxellois, à amélioration de la gestion des eaux de ruissellement, à  limiter l’effet « îlots de chaleur urbains »*, à proposer des débouchés pour la gestion déchets organiques de la ville et à une préservation de la biodiversité.

Bien qu'à ce jour il est encore difficile de caractériser la vulnérabilité ou inversement la résilience des systèmes alimentaires bruxellois, le développement de systèmes alimentaires durables urbains répond finalement à une stratégie de sécurisation d'une partie des ressources alimentaires de Bruxelles.

*Les îlots de chaleur sont des évélations localisées des températures enregistreés en milieu urbain.

Quelques projets inspirants...

Un élément de base d'un système alimentaire est bien sûr la phase de production. Ainsi, de multiples projets d'agriculture urbaine émergent aux quatre coins de la terre. Au Canada et Amérique du Nord par exemple. Ou plus près de chez nous à Rotterdam, Paris, Gand, Liège et Bruxelles (Champ des cailles, ferme nospilifs, potage-toit, le début des haricots et les nombreux potagers de quartier). Ces initiatives montrent à quel point les projets d’agriculture urbaine se caractérisent par la diversité des approches et des finalités. Certains présentent en effet une finalité économique marquée et reposent sur des innovations technologiques importantes alors que d'autres visent une certaine autonomie alimentaire de qualité et reposent essentiellement sur des innovations sociales.

Si la production est un élément essentiel, développer un système alimentaire durable requiert de prendre en considération l'ensemble des processus impliqués dans l’alimentation d’une population. La distribution par exemple peut être un lieu d'innovation comme nous le montre le projet de coopérative alimentaire parisienne « La Louve ». Ce projet se base sur le modèle de la coopérative américaine « park slope food coop (Brooklin) ».  Cette coopérative est en réalité un supermarché où seules les membres peuvent faire leurs achats et où chaque membre travail bénévolement à concurrence de 2-3 heurse par mois. Ce processus participatif permet un accès à des produits de hautes qualité alimentaire à des prix tout à fait abordables.   Park slope food coop c'est plus de 16 000 membres, 1000m2 de surface et un surplus de main d’œuvre permettant le développement d'activités connexes telles qu'une crèche, des services de livraisons à domicile ou l'édition d'un magazine pour patienter dans la file. Si ce modèle de supermarché revisite de manière parfois provocante mais avec beaucoup de succès les notions d'emploi, d'économie, d'accès à l'alimentation et de durabilité ; il révèle aussi de nombreuses questions et enjeux de recherche économique, sociologique et technologique.