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Octobre 2015: Yves Van Ingelgem, CEO de Zensor

Zensor intelligent monitoringZensor a été fondée en 2013 via Launch, en tant que spin-off de la Vrije Universiteit Brussel. L'entreprise applique le concept de la smartwatch aux grandes infrastructures de l'acier et du béton. Les capteurs de Zensor analysent l'état de santé des installations à l'aide de plusieurs paramètres, tout comme la smartwatch indique votre état de santé en mesurant votre pression artérielle et votre température. Les résultats sont présentés dans des rapports et des dashboards qui permettent au client de planifier l'entretien de ses installations et qui l'avertissent quand il existe un risque de panne ou de dommages. Zensor compte des clients dans quatre pays et poursuit son développement pour devenir une valeur incontournable à l'échelle européenne dans ce domaine. Nous avons rencontré Yves Van Ingelgem, ancien chercheur à la VUB et fondateur de Zensor.

Pourquoi avez-vous choisi de réaliser votre projet de spin-off à Bruxelles ?

Zensor est une spin-off de la VUB et nous en sommes fiers. Puisque nos bureaux ne sont pas loin du campus universitaire, nous restons informés de ce qu'il se passe dans le groupe de recherche d'où nous provenons. Cela facilite l'échange de contacts et d'expériences.

Quels sont les impacts personnels et professionnels de votre participation au programme Launch ?

Grâce au programme Launch, l'écart entre le monde académique protégé et la réalité commerciale m’a semblé moins important. Au cours de mon projet, j’ai dû faire preuve d’une force de persuasion pour convaincre que mon produit était plus qu’une expérience académique. Cette force m’est toujours nécessaire aujourd’hui dans ma propre entreprise indépendante. Le programme m'a en outre donné la chance de m'appuyer sur l'expertise et l'organisation présentes au sein de mon département. Je n'ai ainsi pas dû gérer, dès le premier jour, tous les aspects organisationnels et administratifs.

Yves Van Ingelgem, CEO de Zensor

Quels sont les aspects positifs de l'accompagnement dont vous avez bénéficié via le programme Launch ?

Les deadlines et le suivi apporté constituent un bon fil conducteur. L’existence de deadlines permet d’éviter l’effet « cage dorée » qui piège de nombreux entrepreneurs.
A mon époque, l’encadrement présentait un caractère principalement académique. Une approche plus entrepreneuriale est toutefois beaucoup plus appropriée. Je sais par expérience que c'est justement ce dont on a le plus besoin en tant que jeune entreprise. L'esprit entrepreneurial est indispensable au succès de votre start-up ou de votre spin-off.

D'un point de vue commercial, quels sont les plans d'avenir de Zensor à court et moyen termes ?

Zensor est actuellement une entreprise qui compte quatre collaborateurs à temps plein. Nous sommes actifs dans toute l'Europe et nous voulons ancrer notre position à moyen terme. Notre but est de devenir la valeur européenne sûre dans le domaine du contrôle de l'intégrité et de la planification des entretiens pour les (moyennes) grandes infrastructures, notamment pour les secteurs de l'énergie éolienne sur terre et en mer, de la pétrochimie, de l'infrastructure civile/des ouvrages d'art et des constructions maritimes. Sur la base de nos prévisions opérationnelles et des contacts que nous avons aujourd'hui, cela entraînera certainement une croissance de l'effectif.

Il y a quelques mois, vous avez été élu « Innovator of the Year » au premier prix MIT belge. Que représente cette récompense pour vous ? 

Cette récompense démontre ce que nous représentons en tant qu'entreprise. Nous vivons dans un monde qui évolue de plus en plus vite. Les possibilités qu'offrent les technologies de l'information et de la communication continuent de croître de manière exponentielle. Nous continuerons de suivre ces évolutions, de les appliquer et de les mettre à la disposition de nos clients. Nous innovons toujours au service de nos clients. La reconnaissance d'un institut mondialement connu tel que le MIT nous apporte évidemment la notoriété dont nous avons besoin. Cela peut aider Zensor à devenir la success story attendue. 

 

Novembre 2015: Gautier Krings, Directeur Recherche et Développement chez Real Impact Analytics

Real Impact Analytics

Real Impact Analytics, a vu le jour en 2009. Depuis, l'entreprise en a fait du chemin ! Lauréate de notre prix Rise en 2013, Real Impact Analytics renforce sans cesse sa position d'expert dans le domaine analytique télécom. Toujours à la recherche des meilleurs profils pour agrandir leur équipe, ils ne comptent pas s'arrêter en si bon chemin. Nous avons rencontré Gautier Krings, Directeur Recherche et Développement chez Real Impact Analytics.

Quelles sont les activités de RIA ? Quels sont vos atouts par rapport à la concurrence ?

Real Impact Analytics développe des applications (apps) Big Data pour extraire de la valeur des données télécom. Tous les jours, nous appelons, envoyons des sms et acceptons des promotions de notre opérateur. Nous génèrons donc des données essentielles pour répondre aux questions qu’il se pose. Par exemple, "Quand et comment contacter mes clients, avec quelle offre promotionnelle ?" ou encore "Pour gagner des parts de marché, où dois-je prioritairement améliorer la qualité de mon réseau ? ". 

Nos apps répondent à ce type de questions; les employés des opérateurs télécom peuvent intuitivement en extraire des recommandations pertinentes. Nos apps orientent donc la stratégie d’un opérateur en recommandant la meilleure décision à prendre pour une situation donnée (par exemple : il faut investir dans le réseau 4G à Ixelles).
 

Notre atout principal est l’expertise pointue de notre jeune et talentueuse équipe dans l’industrie telecom. Nous adressons les problèmes spécifiques de nos clients avec nos apps, mais aussi en formant leurs équipes, en installant des processus vertueux et en exploitant des technologies de pointe. En fonction de leurs besoins, nous développons de nouvelles apps et nous les testons directement avec eux. Nos clients apprécient cette approche agile et entrepreneuriale. Ces atouts nous ont conduits à travailler avec six des dix plus grands opérateurs mondiaux. 

Real Impact Analytics
Comment expliquez-vous votre succès grandissant ?

Lors de la création de Real Impact Analytics en 2009, nous nous sommes intégrés dans un marché de niche dans lequel il y avait peu de concurrence: l’industrie télécom dans les marchés émergents. Depuis lors, nous nous sommes attachés à apporter des solutions analytiques aux problèmes clés d’opérateurs télécoms. Nous avons acquis une expertise qui nous a permis de nous imposer sur ce marché et grandir à cette vitesse exponentielle.

Notre succès est intimement lié à notre équipe. En grandissant, nous n’avons jamais fait de compromis entre quantité et qualité. Nous avons toujours engagé les meilleurs profils pour leurs compétences mais aussi leur personnalité hors du commun. Il suffit de nous rendre visite à Bruxelles, Sao Paulo ou Cape Town pour s’en rendre compte. Pour accueillir les nouveaux membres de l’équipe, notre bureau de Bruxelles vient de déménager Porte de Namur. Nos sommes très fiers de nos locaux qui reflètent nos valeurs entrepreneuriales.

Bruxelles est-elle une ville faite pour les entrepreneurs ?

Bruxelles est une ville où l’entrepreneuriat et le succès existent. Real Impact Analytics en est la preuve ! A Bruxelles, nous recrutons des profils exceptionnels nés d’un ecosysteme qui nourrit des vocations d'entrepreneurs. Au sein de celui-ci, la mission d’Innoviris est essentielle pour promouvoir l’innovation et l'entrepreneuriat, qui nous réserve encore de nombreuses success stories. Chez Real Impact Analytics, nous avons tous cette fibre entrepreneuriale. Elle nous pousse à agir avec autonomie et responsaibilité. Ce sont les valeurs fondatrices de Real Impact Analytics.

Lauréat de notre prix Rise 2013, en quoi cette victoire vous a-t-elle concrètement aidé ?
Le prix Rise 2013 nous a permi de monétiser les données d’opérateurs télécom mais aussi de les utiliser pour le bien social (Data for Good). Grâce aux subsides Rise, en recrutant des profils clés à la réussite de ce projet, nous exploitons les données télécom pour le bien social. Elles sont inestimables dans des pays qui manquent souvent d’informations statistiques basiques (ex: l’Angola a effectué en 2014 son premier recensement depuis 1970). La richesse des données télécom et les apps que nous développons dans le cadre de notre projet Data for Good transforment la manière dont les acteurs de terrain adressent les crises de type alimentaire, les guerres, les pandémies, etc. 

Par exemple, une de nos apps permet d’identifier les zones qui risquent une pénurie alimentaire. Il existe une corrélation entre les montants chargés par une personne sur sa carte prépayée et la qualité des aliments qu’elle consomme (pour en savoir plus, cliquez ici). En incluant des règles d’anonymisation et d’agrégation des données, nous rendons cette information disponible pour ceux qui travaillent sur le terrain. Pour cela, nous travaillons avec des organismes tels que la Fondation Bill & Melinda Gates, les Nations Unies ou encore la Fondation MasterCard.

Nous aidons également les opérateurs télécom à vendre leurs données, toujours anonymisées, à des tiers. Par exemple, nous avons établi un partenariat dans un pays où l’un de nos clients est actif entre l’opérateur et la police locale. Nous y identifions, via les estimations de traffic obtenues dans les données télécom, quels sont les meilleurs endroits où établir des contrôles d’alcoolémie les soirs de weekend. Grâce aux données de mobilités liées aux antennes des opérateurs, notre app permet de concentrer les efforts dans les endroits à risque et ainsi d’augmenter la sécurité routière. (Pour lire l’article complet, cliquez ici).

Gautier Krings - Real Impact Analytics

Que pensez-vous de votre collaboration avec Innoviris ?
Avec Innoviris, nous avons construit une relation de confiance grâce à laquelle nous concevons notre projet de recherche et développement à Bruxelles. Il est principalement basé sur l’emploi dans la capitale. Il est rendu possible, en partie, par notre excellente relation avec les membres de l’équipe Innoviris.

Grâce à eux, Real Impact Analytics a pu créer 30 emplois techniques à Bruxelles. Ils nous ont permis d'entrer en compétition avec des géants américains et de devenir une entreprise qui compte dans le secteur technologique bruxellois. Le soutien d'Innoviris a été déterminant dans notre succès et nous sommes la preuve que l'entrepreneuriat belge peut concurrencer les plus grands. 

Quelles sont vos ambitions pour le futur ?
Notre ambition est de continuer à grandir et de devenir leader mondial dans le domaine analytique télécom. Dans les mois à venir, nous continuerons à étendre notre offre tant au niveau télécom que dans d’autres industries. Pour cela, notre équipe doit encore grandir. Depuis notre création en 2009, nous sommes passés de 3 à 130 employés, dont 90 à Bruxelles. Les subsides d’Innoviris accompagnent notre ambition de toucher de nouveaux marchés tels que le Moyen-Orient et l’Asie. Bien que nous en ayons gardé l’esprit, nous ne sommes plus vraiment une start up, et nous sommes prêts pour les étapes suivantes de notre croissance.

 

Janvier 2016 : Katrien Mondt, Directeur Général Innoviris & Magali Verdonck, Directeur Général Adjoint Innoviris

En ce début d’année… Quel est votre bilan de l’année 2015 ?

2015 fut une année très positive marquée, entre autres, par le déménagement de nos locaux en un emplacement plus central à Bruxelles. Nos bureaux sont aujourd’hui situés Chaussée de Charleroi à Saint-Gilles.

De nouveaux projets passionnants ont également rempli notre portefeuille : le lancement de la plateforme en ligne SecurIT, issue de notre action Bridge 2014, qui se concentre sur la sécurisation des données, par exemple. Cette plateforme stratégique permet une collaboration des centres de recherche autour d’un thème à haut potentiel de valorisation à Bruxelles. De plus, elle apporte des réponses aux défis qui sont au cœur de l’actualité. Un travail préparatoire important a été réalisé pour notre appel à projets Bridge 2015 qui a pour thème l’autonomie énergétique. Cela augure d’une belle réussite pour l’année prochaine.

En interne, nous avons également vécu pas mal de changements positifs : près de 10 nouveaux collaborateurs motivés, ayant chacun des profils intéressants, ont rejoint notre équipe. Notre service de communication a été renforcé ce qui nous permet de proposer de nouveaux outils aussi bien en interne qu’en externe.

Au niveau de la Région, les mois écoulés ont permis de belles avancées : l’intégration de l’innovation sociale et de la co-création, une approche toujours plus orientée résultats mais également des nouveaux secteurs approchés comme le design et un remarquable bond quantitatif dans nos aides industrielles.

2015 fut également une année de préparation à la nouvelle année qui s’annonce, elle aussi, bien remplie:

  • une nouvelle ordonnance nous permettra d’être en phase avec les exigences européennes mais surtout de pouvoir répondre de la façon la plus adaptée possible aux besoins du secteur RDI bruxellois.
  • la mise à jour du Plan Régional d’Innovation va nous permettre d’approfondir la stratégie de spécialisation intelligente et de disposer d’un plan d’actions à l’Horizon 2020.

  • une nouvelle mouture sera mise en place pour notre action Co-Create - Living-Lab.

  • le fonctionnement des chèques innovation et des avances récupérables sera sensiblement adapté.

  • pour finir nous allons collaborer de manière plus étroite avec Finance.Brussels.

L’année 2016 s’annonce-t-elle innovante pour Innoviris ? 

Innovante et même avant-gardiste sur certains aspects : 

  • au niveau de nos actions, la nouvelle version de notre action Co-Create – Living-Lab sera à la pointe de ce qui se fait de mieux en matière de recherche participative. 

  • le démarrage de tous les projets FEDER occupera une place importante, ainsi que les programmes européens additionnels où de nouveaux domaines seront explorés, comme les sciences politiques par exemple.

  • un accent important sera également mis sur la sensibilisation des jeunes aux sciences grâce à l’intégration de L’ASBL Research In Brussels. Un plan d’action ambitieux sera mis sur pied afin de sensibiliser toujours plus de jeunes à l’importance des sciences.

  • l’optimisation de nos process à travers une méthodologie solide, ainsi que des outils informatiques sur-mesure, offriront une nouvelle manière de travailler, afin d’atteindre toujours plus d’efficacité.

  • l’animation d’une plateforme des incubateurs sera mise sur pied et prise en charge par Innoviris.

  • le personnel de l’Institut sera également renforcé, près de 10 personnes devraient rejoindre notre équipe en 2016.

Quelles sont les perspectives d’Innoviris sur le long terme ?

Un personnel de plus en plus expérimenté et de mieux en mieux outillé pour assurer une croissance de nos actions et accroître notre impact positif et concret sur Bruxelles.

 

Février 2016 : Philippe Léonard, Directeur de l'Expérimentarium de Physique de l'ULB

Quelles sont les activités de l'Experimentarium ?

L'Expérimentarium de physique est le musée de physique de l'ULB. Il s'agit toutefois d'un musée vivant puisque nous accueillons chaque année environ 3000 élèves de primaire et du secondaire pour des visites thématiques et des ateliers. L'Expérimentarium de physique est également très investi dans la didactique des sciences et nous proposons plusieurs types de formations pour les professeurs. Nous organisons également des expositions intra et extra-muros, des spectacles et des ateliers. Bien entendu, nous participons également à quantité d'événements scientifiques à Bruxelles et ailleurs.

Quel était le but de l'exposition « Science et Culture » ?

Au-delà d'assurer la visibilité de l'ULB, nous avons donc l'ambition de prodiguer une vulgarisation scientifique de qualité à destination de tous les publics.
Dans le cas du spectacle "Science et Culture", nous avons voulu littéralement mettre les sciences en scène, accentuer le caractère visuel des expériences, ajouter une perspective historique et fournir une logique des disciplines abordées. Chaque participant au spectacle reçoit un livret abondamment illustré et en couleurs qui détaille la science à l’œuvre derrière les expériences. Les professeurs trouveront ainsi dans le livret et le spectacle un excellent complément à leurs cours en même temps qu'une source d'idées renouvelée.

Pourquoi sensibiliser les jeunes aux sciences est aujourd'hui primordial ?

Nous connaissons tous le divorce qui existe actuellement entre les nécessités d'une société très technologique et les choix d'orientation professionnelle des jeunes.
Nous pensons qu'enseigner les sciences différemment, en insistant sur le sens des choses et sur les technologies qu'elles véhiculent, sans se braquer sur la structure mathématique peut participer à un regain d'intérêt pour les sciences.
D'un autre côté, faire se rencontrer le théâtre et les sciences présente un autre attrait de l'aventure.

Quels sont vos projets pour le futur ?

Nous souhaitons rendre le spectacle "Science et Culture" annuel, en variant les thèmes d'année en année et en gardant nos objectifs.
Pour le reste, nos projets, qu'Innoviris supporte d'ailleurs avec enthousiasme, sont déjà bien connus du public : Expo-atelier "Pas de panique au village" sur l'environnement, Printemps des Sciences, Expo-atelier "Les pieds sur Terre" sur la Terre, Expo-atelier "Des matières intelligentes" sur les nouveaux matériaux, formations des professeurs, Fête de l'Iris, Expo Sciences des Jeunesses scientifiques, etc.

 

Mars 2016 : Didier Gosuin, Ministre bruxellois de l'Economie et de l'Emploi

Pourquoi est-il intéressant pour des entrepreneurs de participer à cet évènement ? 
 
Lorsque je rencontre des entrepreneurs, on me fait souvent part des difficultés rencontrées pour lancer ou développer son entreprise à Bruxelles. Participer aux Brussels Business Days, c’est organiser ces échanges informels en format géant. C’est offrir aux entrepreneurs un espace d’échanges et d’écoute avec les autorités bruxelloises. Tous ceux qui parlent entreprenariat, porteurs de projets, entrepreneurs confirmés, multi-entrepreneurs; et tous ceux qui apportent des solutions aux besoins des entrepreneurs, qu’elles soient financières, d’accompagnement ou de localisation et d’hébergement se réuniront pour discuter de problèmes concrets. Je ne veux pas faire des Brussels Business Days une sorte de grande messe. Non, je veux qu’on y discute de leurs difficultés à trouver un financement, à s’adresser au bon interlocuteur ou à obtenir une réponse à leurs questions.   
 
Il ne s’agit pas d’une action de communication ou de marketing. Des réformes sont décidées, certaines sont en chantier mais la symphonie n’est pas encore écrite, même si nous avons des pistes.  Pour assurer que ces réformes soient déterminantes dans l’avenir économique de notre Région, j’invite les entrepreneurs bruxellois à saisir cette occasion pour partager leurs difficultés, faire remonter ce que nous devons améliorer de manière à ce que nous puissions corriger le tir et leur offrir des services plus performants. 
 
 
Que pouvez-vous nous dire sur les réformes des institutions qui sont en train de se mettre en place ? Quels seront les avantages pour les entrepreneurs ? 
 
Lorsque je suis entré en fonction, même si je n’avais pas beaucoup de doute, j’ai été frappé par le dynamisme économique de notre Région, par la motivation des Bruxellois. Bruxelles est une Région économiquement riche, nous avons le plus faible taux de faillite du pays, nous connaissons un solde de création nette d’entreprises positif. Bref, les indicateurs économiques sont au vert. Mais, en même temps, les entrepreneurs bruxellois sont nombreux à ne pas faire appel aux aides mises en place par la Région. Je suis persuadé qu’on peut mieux faire. C’est l’objectif des différents chantiers en cours. 
 
Parmi ceux-ci, la rationalisation des organismes de soutien à l’entreprise. Finis les doublons et les chevauchements, demain nous aurons des administrations centrées sur leur core business. Concrètement, nous allons créer une Agence de l’entreprenariat et du commerce pour accompagner les porteurs de projets et les entrepreneurs à chaque étape de leur développement. Celle-ci prévoit l’intégration d’Impulse, d’Atrium et de Bruxelles Invest & Export. Nous allons également développer un pôle financement fort autour de Finance.brussels et Innoviris ainsi qu’un pôle Localisation et Hébergement autour de Citydev. 
 
Je pense également à la réforme des aides à l’expansion économique. Il faut en finir avec les effets d’aubaine. L’argent du contribuable bruxellois doit être utilisé là où il y a réellement un besoin. 
 
Et enfin, l’adoption avant l’été d’un Small Business Act. Futur plan PME de la Région bruxelloise, je veux que les PME et TPE qui forment le tissu entrepreneurial bruxellois n’aient plus peur de s’adresser aux services publics.  Nous devons leur offrir des solutions concrètes car ils sont le poumon économique de notre Région. 
 
 
Pourquoi Bruxelles est-elle une ville accueillante pour les entrepreneurs ? 
 
L’objectif de ma politique économique est de créer un environnement favorable au développement et à la création d’entreprises. Bruxelles est, par exemple, la première Région en termes de création d’entreprises : 1/3 des start-ups technologiques belges se développent à Bruxelles.
Mais notre Région dispose déjà de nombreux atouts : nous occupons une position centrale en Europe et jouissions d’une notoriété internationale. Nous avons également, chose plutôt rare dans un contexte urbain, de l’espace pour des bureaux et des sites pour développer son activité. Les nouvelles technologies ont fait bouger les lignes et transforment radicalement certains métiers voire certains secteurs. C’est une véritable source d’opportunités pour notre région, par exemple dans des secteurs d’activités sous-exploités qui offrent de réelles opportunités de croissance : le secteur de l’e-santé, le secteur du tourisme ou encore celui des industries culturelles et créatives. 
 
 
Toutes les informations sur l'évènement 
 
Du 14 au 17 mars se tiendra la première édition des Brussels Business Days.
 
Sous forme d’une soirée de lancement, une soirée de clôture et trois workshops, les entrepreneurs sont invités à faire entendre leurs voix et exprimer leurs besoins.  
  • 14 mars 2016 de 18h à 21h : « Vision du gouvernement bruxellois sur le développement de l’économie bruxelloise »
  • 16 mars 2016 de 12h à 14h : « Quel accompagnement pour booster les entreprises bruxelloises ? » Un focus particulier sera mis sur l’accompagnement des starters, les dispositifs d’accompagnement post création, la transmission d’entreprises, la prévention des faillites et la promotion de la seconde chance.
  • 16 mars 2016 de 17h à 19h : « Quelles aides financières pour booster les entreprises bruxelloises ? » Comment lever les freins à l’accès au financement ?
  • 17 mars 2016 de 12h à 14h : « Quels types de lieux pour booster les entreprises bruxelloises ? » comment rencontrer les besoins d’hébergement, de localisation, d’infrastructures dans une ville région dont le marché immobilier et la mobilité représentent des freins supplémentaires…
  • 17 mars 2016 de 18h à 21h : « Les entreprises ont pris la parole. Et maintenant ? »
Retrouvez toutes les informations sur : www.businessdays.brussels/
 

 

Avril 2016 : Jonathan Duplicy, Conseiller scientifique chez Innoviris 

Pouvez-vous nous expliquer pourquoi l’innovation digitale connaît un tel boom aujourd’hui ?

Le digital est en train de révolutionner de nombreux secteurs de la société. Selon moi, plusieurs facteurs concourent au boom actuel :

  • Des barrières à l’entrée très réduites: un PC à 1000Eur, un bureau, une connexion Internet et des connaissances en programmation, c’est tout ce qu’il faut pour développer une application qui sera peut être utilisée par des millions d’individus.

  • Un marché mondial: avec l’Internet comme canal de distribution (SaaS : Software as a Service), le marché n’est plus régional ou national mais mondial (NB. La compétition l’est également par conséquent…). En outre, grâce au Cloud, la montée en puissance ou l’hyperscaling peut se faire de plus en plus facilement. Lors de son rachat par Facebook pour 1 milliard de dollars, Instagram n’avait que 15 mois, touchait des dizaines de millions d’utilisateurs ; et ce, grâce à seulement 13 employés !

  • Des puissances de calcul toujours plus importantes pour des coûts de plus en plus faibles qui permettent notamment de faire du big data et de l'intelligence artificielle.

  • Un marché plus réceptif: grâce aux smartphones et à l’Internet, le marché est beaucoup plus sensible et réceptif au digital.

  • La renaissance du Hardware: au-delà du Software, grâce au Raspberry Pi et autres Arduino, l’accessibilité au monde Hardware a été drastiquement facilitée ces dernières années. Il devient de plus en plus aisé de développer des applications innovantes combinant Hardware et Software et participer ainsi à l’Internet Of Things (IoT).

Des barrières à l’entrée de plus en plus réduites et un marché mondial et éduqué sont les principaux aspects qui font que l’innovation digitale connaît ce succès grandissant aujourd’hui. 

Que fait Innoviris pour soutenir l’innovation digitale ?

La Région bruxelloise se caractérise notamment par une forte densité de startups et d’entreprises actives dans l’ICT. De ce fait, Innoviris co-finance de nombreux projets en innovation digitale. Nous possédons différents instruments adaptés à ce genre de projets aussi bien pour les entreprises que pour les académiques. En outre, Innoviris se veut proactif sur certains aspects : nous sommes impliqués dans diverses initiatives européennes, dans le projet « Brussels Smart City », nous avons également lancé en 2014 la plateforme www.securit-brussels.be . Celle-ci, autour de 5 projets de recherche rassemblant tout l’écosystème bruxellois (aussi bien des équipes universitaires que des sociétés bruxelloises actives dans l’ICT), vise à développer de nouvelles solutions pour faire face au défi toujours plus important que constituent les cyber-attaques.

Investir dans cette problématique est primordial de nos jours : en effet, la croissance exponentielle du volume de données généré par ce boom de l’innovation digitale s’accompagne de facto d’une augmentation de la surface d’attaque ; les risques sont de plus en plus élevés et les conséquences éventuelles de plus en plus critiques. Il faut s’y faire et s’y préparer au mieux, car aujourd’hui la question n’est plus « est-ce que notre système va se faire attaquer ? » mais plutôt « quand notre système va-t-il se faire attaquer ? ». De la PME à la multinationale, du citoyen à l’administration publique, tout le monde est concerné. Avec des acteurs privés renommés tels que Sogeti, NVISO ou encore Atos, des laboratoires académiques réputés et la plateforme SecurIT, la Région bruxelloise est leader sur la question.

Quel est l’objectif de l’évènement « Digital Innovation in Brussels » qui aura lieu ce 21.04 ?

Afin d’aborder ces différentes problématiques, Innoviris organise un évènement conjoint avec le Sirris. Les deux institutions apporteront leur expertise et l’évènement aura donc une double finalité:

Partant du «Software Paradoxe», soit le fait que le Software est plus important que jamais mais que sa valeur commerciale est en déclin constant, les experts du Sirris présenteront des pistes pour innover et monétiser ces innovations. L’exploitation des données ou encore l’IoT seront notamment abordés. 

Innoviris, pour sa part, présentera ses instruments et sa politique de financement. Les critères d’acceptation traduisant celle-ci seront explicités. La session se veut interactive, ouverte au débat et au dialogue entre professionnels de la communauté.

Vous souhaitez avoir la chance de participer à cet évènement exclusif ? Quelques places sont encore disponibles.

Inscrivez-vous en envoyant un email à avanlooveren@innoviris.brussels et vous serez averti si vous faites partie des chanceux ! L'évènement se tiendra à l'ICAB ce 21 avril  (rue des pères blancs 4 à 1040 Bruxelles) de 16h à 19h.

 

 

 

Mai 2016 : Prof. Dr. Cathy Macharis, Applied Economic Sciences - Commercial Engineering, V.U.B

Vous avez présenté, lors du symposium Anticipate organisé par Innoviris ce 15 avril, les résultats finaux de votre projet concernant les installations de grands centres logistiques aux frontières de la Région bruxelloise. Ces endroits permettront une distribution regroupée et centralisée des marchandises grâce à l’utilisation de camionnettes électriques. Quelles sont vos principales conclusions ?

Le transport de marchandises a été diagnostiqué comme un des segments les plus polluants du secteur des transports à Bruxelles. L’efficacité des opérations de distribution en ville est également connue comme étant sous optimal, augmentant ainsi le nombre de véhicules de marchandises dans le trafic urbain. Etant donné que la logistique demeure une activité de support essentielle au développement de l’économie bruxelloise, le groupe de recherche MOBI de la VUB et le groupe de recherche Qalinca Labs de l’ULB se sont associés dans le projet PULSE au sein du programme « Prospective Research for Brussels » d’Innoviris afin de proposer des solutions environnementales et économiques au secteur de la distribution. Ce projet a permis de développer plusieurs pistes d’amélioration grâce aux différents outils développés par les deux équipes. Le secteur est également identifié par la recherche comme étant particulièrement sensible aux changements que les autorités peuvent imposer. C’est pourquoi le projet a adopté une approche résolument collaborative, matérialisée par l’utilisation d’une analyse multi-acteurs multi-critères (MAMCA). En tenant compte des priorités de chacun, l’analyse permet d’identifier les pistes de solutions les plus supportées par les différents acteurs du transport de marchandises. La piste la plus valorisée par les différents acteurs de la logistique à Bruxelles serait l’introduction de quatre centres de distributions urbaines de taille moyenne aux frontières de la Région, avec une taxe au kilomètre au sein de la Région bruxelloise étendue aux camionnettes mais prévoyant une exemption pour les véhicules électriques. Des camionnettes électriques effectueraient des tournées optimisées à partir des centres de distribution urbains réduisant ainsi la congestion et les émissions à Bruxelles. 

 

Grâce à votre recherche, vous faites partie de plusieurs projets européens. Dans quelle mesure est-il important de participer, tout de même, à un programme bruxellois comme notre programme Anticipate ?

 Je pense que les deux s’influencent mutuellement de manière très positive. Grâce au programme Anticipate, nous pouvons nous plonger pleinement dans la situation bruxelloise. La connaissance acquise, via notre approche participative développée pour le programme Anticipate, est justement très demandée par les programmes européens. Le caractère démonstratif de ces programmes joue souvent un rôle important et est même souvent une exigence pour pouvoir y participer. Nous pouvons facilement nous aligner car nous savons où se trouve la demande à Bruxelles, mais également quels acteurs nous devons rencontrer. De plus, ces projets européens nous donnent l'opportunité de constituer un bon réseau européen qui nous permet d'apporter des solutions innovantes venant d’ailleurs. Donc oui, tout ceci prouve que participer à un programme bruxellois reste primordial. 

Dans le programme Anticipate d’Innoviris, un rôle important est donné à la valorisation de la recherche. Comment les chercheurs intègrent-ils cette valorisation et comment font-ils le lien avec Bruxelles ?

Dans nos domaines, à savoir la mobilité et la logistique, la valorisation se produit de manière assez naturelle. Nous ne réalisons pas nos recherches de manière isolée et nous impliquons toujours les différentes parties prenantes dans nos projets. Par la suite, nous veillons également à ce que les résultats soient largement diffusés. Par exemple, pour le projet PULSE, nous avons organisé en collaboration avec la Commission régionale de la Mobilité un workshop afin d’identifier les idées (sur les centres de distribution, les localisations et la manière de fonctionner) des différentes parties-prenantes : les expéditeurs de marchandises, les acteurs logistiques, les commerçants, les citoyens ainsi que le service public. Certains chercheurs veulent aussi aller plus loin dans la valorisation. Nous venons justement de déposer un projet « Launch » afin de lancer une spin-off afin de réaliser une analyse multi-acteurs multi-critères (MAMCA) que nous avons développé au sein du groupe. La méthodologie permet d'associer les parties prenantes à un stade précoce du processus de décision. Nous avons également développé un logiciel permettant de travailler dans de très nombreux domaines. Grâce à « Launch », nous pourrions donner l’opportunité aux chercheurs de continuer à évoluer, afin de devenir des entrepreneurs possédant un business plan solide et des idées claires et concrètes des prix pratiqués sur le marché ainsi que des utilisateurs potentiels.

 

 

Juin 2016 : "Financer l'alimentation durable", une rencontre avec 3 bénéficiaires de l'action Co-Create pour des systèmes d'alimentation durable à Bruxelles

Lorsque fin 2014, Innoviris a lancé sa nouvelle action Co-Create-Living Labs, le choix de la thématique "systèmes d'alimentation durable" est apparu comme une évidence. Afin d'ancrer localement ce thème ambitieux, Innoviris a bien conscience que la participation des différentes parties prenantes est primordiale. Suite à l’appel à projets, 7 projets regroupant une trentaine de partenaires ont été sélectionnés. Ils seront financés pour une période de trois ans pour un montant total de près de 5 millions d’euros. Partons à la rencontre de 3 de ces bénéficiaires passionnés.

Färmstore
Färm est une coopérative qui œuvre dans le secteur de l’alimentation durable dans le but d’offrir au plus grand nombre l’accès à une nourriture saine, éthique et durable en mettant sur pied des coopérations efficientes. Rencontre avec Alexis Descampe, cofondateur de Färm.;

  

Pourquoi investir dans l’alimentation durable est primordial aujourd’hui ?

Depuis le XXe siècle, l'alimentation et la production agricole ont quelque peu perdu la boule… Les principales activités dans ces secteurs sont devenues financières, elles ne sont plus entrepreneuriales au sens noble du terme. De plus, l'alimentation est à tel point devenue un secteur insensé que nous parvenons à nous empoisonner sans même le savoir et à détruire notre environnement qui est pourtant notre source de vie. Investir dans l'alimentation durable est une des voies qui permettra d’offrir un avenir radieux à nos enfants.

Pourquoi la Région doit-elle mettre en place des actions allant dans ce sens ?

L'alimentation durable est un vecteur de sens mais aussi de lien social et d'appropriation de la vie. Or, l'accès à une telle alimentation est un véritable défi en milieu urbain pour des raisons logistiques mais aussi éducatives. Le lien à la nature et à son alimentation a été perdu au fil des décennies. Si l'on veut cultiver une génération de citoyens responsables de leur propre vie, et avec un sens du collectif, il est essentiel de commencer à le faire via l'alimentation de qualité et durable.

Alexis DescampePourquoi est-il intéressant pour une coopérative comme la vôtre de travailler en co-création et de collaborer avec des utilisateurs finaux ou d’autres partenaires ?

Puisque l'alimentation concerne tout le monde et que l'idée est de changer le paradigme de consommation actuel, la première chose est de montrer l'exemple en coopérant avec des acteurs partageant les mêmes idées et les mêmes valeurs. Dès lors, travailler en collaboration peut apporter à la fois un résultat pertinent mais aussi avoir un impact potentiellement décuplé sur la société.

 

Sodexo logo
Sodexo
 propose à ses clients des services visant à améliorer la qualité de vie des individus afin de favoriser le bien-être et la motivation de ceux-ci. Rencontre avec Caroline Denis, Corporate Social Responsibility Manager.

 

Pourquoi investir dans l’alimentation durable est primordial aujourd’hui ?

Chez Sodexo, notre mission est d’améliorer la qualité de vie de nos consommateurs. Dans cette optique, et depuis 2009, nous nous sommes repositionnés afin d’offrir une alimentation plus saine et durable à nos consommateurs. En Belgique, nous touchons 1 Belge sur 4 chaque jour. En tant qu’entreprise employant 4.000 collaborateurs et en partenariat avec des centaines de fournisseurs et producteurs que nous engageons dans nos démarches, notre potentiel d’impact est assez important. Notre idéal étant que le consommateur rapatrie la bonne pratique à la maison.

Pourquoi la Région doit-elle mettre en place des actions allant dans ce sens ?

Aujourd’hui, le consommateur veut savoir ce qu’il y a dans son assiette et devenir ainsi un acteur conscient et engagé. Il souhaite réellement manger mieux, dans le respect des hommes et de la nature. La stratégie de la Région permet de fédérer l’ensemble des acteurs autour d’initiatives communes et surtout d’harmoniser la démarche. Parallèlement, elle a un rôle important d’exemplarité.Caroline Denis

Pourquoi est-il intéressant pour une entreprise comme la vôtre de travailler en co-création et de collaborer avec des utilisateurs finaux ou d’autres partenaires ?

Nous recherchons le dialogue et les actions menées de manière participative et collaborative avec nos parties prenantes. Dans le cadre de l’action Co-Create d’Innoviris, Sodexo participe au projet Choud’Bruxelles en partenariat avec Qalinca Labs/ULB, Dart Consulting, RABAD, BeesCoop et les Gasap. L’objectif du projet est la recherche d’une solution logistique et informatique permettant l'approvisionnement de produits locaux en circuit-court vers et en Région de Bruxelles-Capitale.

 

Poids gourmand logoPoids Gourmand est une coopérative de consom'acteurs et de producteurs qui vise à développer des alternatives pour une alimentation durable et accessible à tous. Rencontre avec Aurélie Labarge Administratrice de Poids Gourmand.

Pourquoi investir dans l’alimentation durable est primordial aujourd’hui ?

Car aujourd’hui le consommateur s'interroge davantage, et le fait d'aller soutenir des petits producteurs permet de soutenir une démarche : celle du bon et du juste. Un changement de paradigme est en route. Il y a eu une prise de conscience chez certains consommateurs. Aujourd’hui, cette prise de conscience est en action dans le monde agricole, les soutenir en achetant responsable et durable c’est prendre une part active à la revitalisation de nos campagnes et à retrouver le chemin du goût.

Pourquoi la Région doit-elle mettre en place des actions allant dans ce sens ?

Ce genre de projets sont portés par de petites structures, souvent jeunes et innovantes mais sans moyens. Ces plus petits acteurs de terrains qui dessinent un monde nouveau, un monde, qui je l'espère, sera meilleur, font de la recherche au quotidien, ouvrent des portes mais ont précisément besoin de soutien et de reconnaissance.

Pourquoi est-il intéressant pour une coopérative comme la vôtre de travailler en co-création et de collaborer avec des utilisateurs finaux ou d’autres partenaires ?Aurélie Labarge

La co-création est un réel facteur de motivation. Elle nous permet de nous interroger sur nos pratiques, de s'ouvrir à l'autre et de le comprendre, mais aussi de fédérer nos énergies et fixer des objectifs communs. Le nôtre est ambitieux : définir une grille d’analyse pour définir la durabilité d’un projet. Parce que pour nous le bio est déjà dépassé et galvaudé, il faut aujourd’hui intégrer tous les éléments de la chaîne de production et de livraison afin de définir la durabilité.

 

Vous souhaitez en apprendre davantage sur le programme Co-Create d'Innoviris? Decouvrez le dossier Co-create pour des systèmes d'alimentation durable dans la Région de Bruxelles-Capitale. 

 

 

Septembre 2016: Cécile Jabaudon, operational director Microsoft Innvation Center Brussels, co-organisteur du hackathon VR Cécile Jabaudon

 

Qu’est-ce qu’un hackathon et pourquoi ces rendez-vous sont-ils si populaires?

Le terme Hackathon découle de la combinaison des mots « hack » et « marathon ». Il s’agit d’un événement durant lequel les participants mettent en commun leurs connaissances pour créer une solution software dans un délai déterminé, régulièrement le temps d’un week-end. Les participants sont non seulement des développeurs, mais également des profils business, des graphistes, ainsi que des experts en son. Lors de l’ouverture du Hackathon, les participants sont invités à présenter leur idée et à former une équipe autour de leur projet. Tous les participants n’ont pas nécessairement une idée, mais sont prêts à partager leurs connaissance et expérience autour d’un projet.

Le succès des Hackathons provient à mon sens de la combinaison de différents facteurs :

  1. l’intérêt porté à la thématique du Hackathon

  2. le partage des savoirs. Les membres des équipes formées ne se connaissent pas nécessairement, mais chaque membre a besoin de l’autre pour développer le projet

  3. le fait que cela se déroule sur une durée restreinte ; chacun peut tenter, le temps d’un week-end, d’être entrepreneur

  4. l’atmosphère très conviviale des Hackathons. Chacun est là pour découvrir, apprendre et partager.

Pourquoi a-t-on fait le choix d’un hackathon en Réalité Virtuelle à Bruxelles?

Le Microsoft Innovation Center Brussels, accompagné des Clusters Software et Screen d’Impulse, organisent pour la seconde fois un Hackathon sur la Réalité Virtuelle, focalisé cette fois sur les solutions B2B. La réalité virtuelle est une technologie qui ne cesse de se développer ; elle a le potentiel de devenir, d’ici quelques années, un outil incontournable. Digi-Capital prévoit en effet que le marché, aujourd’hui évalué à près de 4 milliards, passe à 30 milliards de dollars d’ici 2020.

Les applications de la Réalité Virtuelle sont multiples et vont bien au-delà du gaming : on les utilise notamment dans des applications santé (i.e. pour le traitement des phobies ou pour la préparation d’opérations), culturel (i.e. cinéma, découverte d’un musée), manufacture automobile et l’éducation. 

A Bruxelles, on estime le nombre de compagnies travaillant dans le domaine de la réalité virtuelle à 25 avec de nouveaux acteurs qui se créent régulièrement. Le Meetup belge de réalité virtuelle, BE.VR, comprend quant à lui plus de 1'100 membres et constitue ainsi le 3ème plus grand Meetup d’Europe, après Londres et Berlin. Choisir Bruxelles pour organiser un Hackathon sur la Réalité virtuelle apparaissait ainsi naturel, la Région comprenant des entreprises et profils de talents pour soutenir un tel événement.

Le premier hackathon VR européen a eu lieu à Bruxelles en janvier 2016. Comment s’est déroulée cette première édition ? 

VR hackathon

Le premier Hackathon a remporté un vif succès, rassemblant 90 participants venant de plus de 10 pays. 20 coaches étaient présents tout au long du week-end. Nous avions également parmi nos participants des étudiants développeurs qui souhaitaient confronter ce qu’ils avaient appris à la réalité du terrain.

Plus de 25 projets ont été pitchés le vendredi soir. Les équipes se sont créées autour de 12 d’entre eux.  Parmi les projets, il y avait notamment un jeu appelé Pandageddon pour 3 joueurs combinant un casque de réalité virtuelle avec 2 tablettes. Les participants ont poursuivi ce projet au-delà du Hackathon. Un autre projet permettait, via un plateforme VR, de poster des commentaires vocaux sur des projets architecturaux.

La deuxième édition du Hackathon VR aura lieu du 21 au 23 octobre 2016. A quoi ressemblera cette édition ? Il y a-t-il une différence avec l’édition précédente ? 

Nous avons choisi de focaliser la deuxième édition du Hackathon sur les solutions B2B, pour souligner le fait que la réalité virtuelle va bien au-delà du gaming. Chaque industrie en est une potentielle bénéficiaire, avec les retombées positives que cela implique en termes d’innovation. Nous avons choisi 4 thématiques : le commerce, l’immobilier, la santé et la visualisation de données. Au vu de l’aspect business plus marqué, cet événement sera un mélange entre un Startup Week-end et un Hackathon. Nous invitons tous les experts des industries mentionnées à nous rejoindre. Il n’est pas nécessaire qu’ils aient une connaissance pointue de la réalité virtuelle ; la curiosité et l’enthousiasme sont les critères-clés !

Pourquoi est-il si important pour la Région de Bruxelles-Capitale de soutenir le hackathon VR ?

Des entreprises et profils talentueux, actifs dans le domaine de la réalité virtuelle, sont implantés à Bruxelles ; je suis d’avis qu’il est essentiel de capitaliser sur ces talents pour ne pas passer à côté de l’opportunité que représente cette technologie. C’est au travers de la combinaison des expertises technologiques et de l’industrie que le succès de la réalité virtuelle se construira.

Pour s’inscrire (des tickets Early Bird sont disponibles jusqu’au 30/9), cliquez ici.VR hackathon

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter info@mic-brussels.be.

Octobre 2016: Fadila Laanan, Secrétaire d'Etat en charge de la recherche scientifiqueFadila Laanan

Quel est l’objectif de l’appel à projets Science Mundi ?  

Plus de 11 000 chercheurs travaillent en Région bruxelloise et de nombreuses études indiquent que le besoin de travailleurs dans le secteur de la RDI ne fait que s’accroître. La sensibilisation des jeunes aux carrières scientifiques et technologiques est donc essentielle pour répondre à ce besoin croissant. Depuis 2011, la Région de Bruxelles-Capitale met tout en œuvre pour susciter l’éveil scientifique des jeunes par la réalisation de micro-projets. Ainsi, en cinq ans, nous avons soutenu plus 340 projets pour un budget cumulé de 5,7 millions d’euros. Les thèmes abordés sont aussi riches et variés que la chimie, l’énergie durable pour tous, l’eau, le sol ou la recherche de nos origines. L’appel Science Mundi vise à mettre en valeur le caractère universel, international et collaboratif des sciences et des savoirs scientifiques et ce, afin d'engager une réflexion à grande échelle sur l'importance et la richesse de la diversité et de l'ouverture à l'autre. En soi, Science Mundi introduit une nouvelle approche pour la sensibilisation en liant l’impact des progrès scientifiques sur les grands enjeux mondiaux à l’évolution des sociétés humaines.

Pourquoi cet appel à projets est-il tellement important ?  

Le contexte actuel met à très rude épreuve le vivre ensemble, la cohésion sociale dans notre Région, dans nos quartiers. Dans ce cadre, la sensibilisation des jeunes constitue un instrument de renforcement du capital humain, de progrès social mais aussi un formidable outil permettant aux jeunes de tous horizons de se rencontrer, de vivre ensemble et de faire ensemble de nombreuses activités scientifiques ludiques et éducatives. Au travers de Science Mundi, nous souhaitons faire prendre conscience aux jeunes que les connaissances d’aujourd’hui résultent d’une histoire qui a traversé les siècles et les civilisations. En somme, que notre compréhension du monde s’est constituée grâce à des emprunts à toutes les grandes civilisations. Il s’agit là aussi d’un moyen pour lutter contre l’opposition entre les civilisations que certains essayent d’attiser, par la force ou plus insidieusement.

Une des conditions d’éligibilité est « la gratuité de participation à l’action pour le public ». Est-ce que l’accessibilité à tous joue un rôle important dans cette action ?  

Science Mundi

Pour Science Mundi, comme pour toutes les actions de sensibilisation que nous soutenons, nous avons à cœur d’encourager l’égalité des chances et de favoriser la sensibilisation des publics les moins favorisés. Comme vous le savez, notre Région est durement frappée par ce que l’on appelle le paradoxe bruxellois. Bruxelles crée beaucoup de valeur (20% du PIB belge pour 10 % des habitants du Royaume) et les offres d’emploi y sont nombreuses. Les travailleurs bruxellois peinent malheureusement à trouver des postes en phase avec leurs compétences. Face à cette situation, il me paraît tout naturel d’investir les deniers publics pour offrir gratuitement des activités d’éveil scientifique et par là renforcer les connaissances de nos jeunes dans ces disciplines porteuses d’emplois de qualité.

Pourriez-vous donner des exemples de projets qui vous touchent spécialement et expliquer en quoi ils contribuent à la sensibilisation des jeunes aux sciences ainsi qu’à la promotion du « vivre ensemble » ?

L’appel science Mundi a rencontré un franc succès. Le jury d’experts a sélectionné 16 projets parmi 33 propositions sur la base de critères tels que la qualité scientifique, la démarche pédagogique et l’impact sur le public cible. C’est dire si la compétition a été rude ! Chaque projet sélectionné est d’une grande qualité. J’en citerai deux qui m’ont particulièrement marquée pour leur pertinence par rapport aux objectifs de cet appel. Le projet « Dixit Algorizmi, à la découverte des sciences arabes », porté par l’Université Libre de Bruxelles, combine une exposition itinérante, une pièce de théâtre et une conférence qui mettent en lumière les héritages scientifiques de la Grèce, la Perse, l’Egypte et la Mésopotamie. Le second projet marquant s’intitule « Rhazes et Vésale, même combat ». Au travers d’une exposition fixe et d’une autre itinérante, il réalise une analyse comparative des contributions aux progrès de la science et de la pensée médicale du Perse Rhazes et du médecin Bruxellois Vésale.

Comment la Région soutiendra-t-elle les projets sélectionnés ? 

Chaque porteur de projet sélectionné bénéficie d’un budget maximal de 10 000 euros qui peut être majoré de 7000 euros par partenaire supplémentaire impliqué. L’ensemble de l’action Science Mundi est dotée d’un budget global de plus de 200 000 euros. Mais le soutien de la Région ne se limite pas à cet apport financier ! La cellule sensibilisation d’Innoviris a récemment été renforcée. Elle se chargera du suivi de projets et d’une campagne de communication qui mettra en valeur les actions et les porteurs de projet.

Novembre 2016: Céline Vanderborght, Smart City Manager au CIRB

Quelle est la vision pour Bruxelles en matière de Smart City ?

Selon la définition reprise par l’Europe, les smart cities utilisent les nouvelles technologies pour améliorer le fonctionnement de la ville. Cela se traduit par un meilleur service public envers le citoyen, un meilleur usage des ressources et moins d’impact sur l’environnement. On retrouve donc en filigrane de cette définition les trois piliers du développement durable que sont l’équité sociale, l’efficacité économique et l’impact environnemental. 

Nous avons la chance d’avoir un « Smart City Ambassador 2016 » très brillant, Monsieur Pieter Ballon. Il est Professeur d’université émérite et directeur Living Lab au sein du réseau de chercheurs iMinds. Mais également auteur d’un livre sur les Smart City intitulé « Smart cities: hoe technologie onze steden leefbaar houdt en slimmer maakt ». Il recommande, pour la réalisation de projets Smart City les 5 principes suivants :

 

  1. Ne pas partir d’un « use case » mais bien d’un problème de société réel. Par exemple, l’IoT a le vent en poupe, on cherche à tester cette nouvelle technologie, on met en place des outils (plateformes, réseaux, senseurs) et ensuite seulement on réfléchit à quel service cela pourrait rendre à la ville ! Mais, c’est bien sûr le chemin inverse qu’il faut faire.

  2. Etre très attentif au « vendor lock-in » car les projets smart city sont ambitieux, très innovants, coûteux et aux résultats incertains. L’important est de ne pas se lancer dans une solution « clé en mains » mais d’utiliser des données, des logiciels et des standards ouverts. A ce sujet, des travaux importants sont menés au niveau européen pour l’interopérabilité des plateformes urbaines. Plus d’informations à ce sujet sont disponibles via ce lien.

  3. Afin d’éviter la fragmentation, il faut partager des services et des données. C’est la stratégie open data déjà mise en place par la Région, qui sera suivie de développement de (open) web services et du linked data. Plus d’informations sont disponibles via ce lien.

  4. « The city is a platform ». La traditionnelle approche top-down, technologique, où les autorités organisent la vie urbaine par l’intermédiaire d’un tableau de bord doit impérativement se compléter d’une approche bottom–up où les citoyens sont impliqués dans le processus de co-création de la ville. La définition d’une ville intelligente peut alors se voir comme une plateforme d’innovation locale, un lieu d’échange où le secteur public, les intérêts privés et les citoyens peuvent se rencontrer pour générer une nouvelle valeur, coopérer et innover ensemble.

  5. Une Smart City démocratique et non technocratique. Nous devons toujours bien garder en tête que le fil rouge est le service aux citoyens et non l’usage des nouvelles technologies.
     

Quel est votre rôle en tant que Smart City Manager ?

Je travaille au sein du CIRB mais ma mission s’étend sur l’ensemble du territoire de la Région de Bruxelles-Capitale.

Ma première mission consiste à personnifier le concept de Smart City et d’être le point de contact unique pour tous les projets et initiatives en la matière.

Je suis également chargée de réunir et de mettre en lien tous les acteurs pertinents selon les différents sujets abordés. La Smart City étant un concept très large, les projets impliquent souvent plusieurs organismes publics ou niveaux de pouvoir, sans oublier les entreprises et la société civile. Mon rôle consiste donc à tous les faire collaborer.

Ma troisième mission relève, quant à elle, davantage de la communication et des relations publiques. Je suis ainsi chargée de présenter nos projets Smart City à Bruxelles, en Europe et partout dans le monde.

Enfin, une partie de mon travail est dédiée à l’analyse des indicateurs Smart City. Il s’agit ici d’un travail plus en profondeur, qui va me permettre de voir où se situe la Région bruxelloise, jusqu’où nous souhaitons aller et comment nous pouvons y arriver.


Quels sont les projets concrets qui vont être réalisés à court terme ?

La première initiative régionale a été de mettre en place une concertation. En juin 2015, le CIRB a  organisé un Smart City Summit durant lequel nous avons réuni les acteurs potentiels de la Smart City en Région bruxelloise. Cette journée de travail et de réflexion a mobilisé de nombreux organismes publics, des entreprises actives dans le domaine de l’informatique et d’autres grands acteurs. Nous avons ainsi reçu de nombreuses idées et recommandations, qui serviront de base à l’élaboration d’une stratégie Smart City pour le gouvernement bruxellois. Dans la foulée, un site portail a été lancé qui regroupe toutes les informations sur la Brussels Smart City.

Suite à cette concertation, un premier projet du CIRB a porté sur l’Open Data. En effet, le carburant du moteur Smart City, c’est la donnée. Celle-ci doit être partagée de la manière la plus ouverte possible, afin qu’elle soit utilisée par les personnes capables de lui ajouter de la valeur.  Le secteur public doit donner l’exemple en mettant à disposition ses données selon la directive européenne PSI (Public Service Information) et influencer le secteur privé pour qu’il joue également le jeu. Depuis mars 2016, la Région bruxelloise a lancé son portail régional. Cette plateforme permet aux internautes de consulter et de réutiliser les données mises en ligne par les administrations régionales et leurs partenaires.Brussels Smart City

Afin de faire vivre le portail et d’avoir un retour des utilisateurs sur ces données, le CIRB s’est lancé dans l’organisation de hackathons . Cela nous permet d’impliquer les usagers, ce qui est primordial.

Enfin, je tiens à signaler les nombreux projets qui existent déjà en Région bruxelloise, et que l’on peut qualifier de projets smart city comme la mise en place du réseau Wifi gratuit Wifi.brussels, l’application FixMyStreet, ou la plateforme d’échange d’images de vidéoprotection. De nombreuses initiatives d’autres organismes régionaux et du secteur privé sont également présentés sur le portail www.smartcity.brussels.

Quel rôle le citoyen a-t-il à jouer pour faire de Bruxelles une ville plus « smart » ?

Les projets Smart City se différencient d’autres initiatives dont l’objectif est également d’améliorer la vie quotidienne des habitants de la Région par l’utilisation des nouvelles technologies, mais aussi par leur mise en pratique. Une de ses caractéristiques est l’implication forte des citoyens et des entreprises dans la création, l’intégration et le déploiement des services qui leur sont dédiés. Dans les projets Smart City, l’utilisateur, citoyen ou entreprise, est au cœur du processus de création des nouveaux services car il définit les besoins en amont du projet, mais également car dans les initiatives smart il est utilisateur ET producteur d’informations.

L’application FixMyStreet par exemple, utilise les citoyens bruxellois afin de renseigner les pouvoirs publics sur l’état de la voirie. Ces milliers de pourvoyeurs d’informations, parfois fin connaisseurs de leur territoire et surtout bénévoles, s’ajoutent aux professionnels et permettent aux équipes de maintenance d’évaluer et d’organiser leur travail en temps réel et avec une granularité très fine. Par ailleurs, après avoir fourni des données à l’application FixMyStreet (photo, coordonnées de localisation et commentaires sur l’incident), le citoyen reçoit en retour des données : qui traite le dossier, quels sont les autres incidents dans les environs, à quel moment celui-ci sera traité, et une notification dès que le problème est résolu.

Quels sont les buts du portail « Brussels Smart City »?

Afin d’intégrer encore plus en amont les citoyens, la Région de Bruxelles-Capitale a lancé, en juin 2015, le portail Smart City bruxellois. Son objectif est de rassembler un maximum d’informations autour de cette thématique, de créer un réseau de contributeurs Smart City dans toutes les instances régionales, et de proposer aux citoyens et aux entreprises une grande interactivité. Ce portail regorge d’informations et rassemble des données sur toutes les initiatives régionales en matière de Smart City. L’interactivité s’y décline selon 3 canaux : les citoyens et les entreprises peuvent faire des suggestions de projets smart, voter sur ces suggestions et participer à un sondage. Cette page reprend l’ensemble des suggestions réalisées par les  citoyens.

Ces suggestions jettent à leur manière un coup de projecteur sur les préoccupations et les centres d’intérêt des citoyens en matière de Smart City. Ainsi, la mobilité constitue le premier thème inspirant les suggestions reçues sur le portail : 35% des suggestions y sont liées. Les services smart et les suggestions portant sur le thème « social » suivent avec, respectivement, 25% et 18% des suggestions. Chaque visiteur peut voter sur les suggestions avec de 1 à 5 cœurs, et ainsi mettre en avant leurs suggestions préférées. En plus de pouvoir faire une suggestion, le citoyen peut donner son avis via un sondage.

Printscreen Brussels Smart City